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Ensemble Paroissial de Bagnols-sur-Cèze
Pèlerinages

Pèlerinage à Rome

Octobre 2025 — Jubilé de l’espérance : le journal de bord des pèlerins.

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Chers amis de la paroisse, voici, jour après jour, le récit de notre pèlerinage à Rome : quatre Portes Saintes, l’audience du pape Léon XIV, la prière dans les catacombes et beaucoup de fraternité.

Jour 1 : Bien arrivés à Rome !

Départ de Bagnols la veille au soir, arrivée au Camping in Town de Rome

Ça y est ! Après une nuit et une journée de route, notre groupe a posé ses valises (et ses sacs de couchage !) dans la Ville éternelle.

Le départ de la veille à 22 h a lancé notre pèlerinage sur les chapeaux de roues, ou plutôt sur les roues de notre car. L’ambiance était à la fois recueillie et pleine d’excitation, chacun trouvant sa place pour une nuit bercée par le ronronnement du moteur. La route fut ponctuée des pauses réglementaires toutes les deux heures, moments précieux pour se dégourdir les jambes et échanger nos premières impressions.

Le point fort de cette traversée fut sans conteste notre messe célébrée le matin, suivie d’un pique-nique joyeux sur une aire de camping-car. C’est dans cette simplicité et cette fraternité que nous avons vraiment commencé à former notre groupe de pèlerins, unis autour du Christ et du partage d’un bon sandwich.

Et nous voici enfin ! L’installation dans les bungalows, bien que spartiate, est largement suffisante pour nos besoins. L’essentiel est ailleurs : nous sommes ensemble, nous sommes à Rome, et nous sommes prêts à vivre un beau et grand pèlerinage. La fatigue est là, bien sûr, mais elle est déjà remplacée par la joie et l’impatience de découvrir les merveilles spirituelles et historiques qui nous attendent.

Le père Luc Mellet élève l’hostie pendant la messe célébrée en plein air.
Le père Luc Mellet pendant la messe en plein air.

Jour 2 : Le marathon des basiliques et des chants

Saint-Paul-hors-les-Murs, Sainte-Marie-Majeure, Rome antique, fontaine de Trevi

Après une première nuit réparatrice (même dans le confort « spartiate » de nos bungalows !), le jour 2 fut un véritable petit marathon spirituel et touristique. Mais quel marathon joyeux !

Le coup d’envoi a été donné à la majestueuse basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Sous le regard des portraits de tous les papes, nous avons franchi notre première Porte Sainte. Quel moment d’émotion et de grâce, signant véritablement le début de notre marche jubilaire !

Le temps fort de la matinée fut ensuite la messe dans la simplicité et l’intimité de la petite chapelle Saint-Étienne attenante. Loin de la foule, ce fut une chance unique de vivre pleinement la communion de notre « bande de pèlerins ». Les chants ont résonné, les cœurs se sont ouverts : nous avons vraiment senti la force de notre petite Église en voyage.

Après l’effort, le réconfort ! Un délicieux déjeuner dans un restaurant typique italien nous a redonné l’énergie nécessaire pour la suite.

Direction ensuite la basilique Sainte-Marie-Majeure, la plus ancienne des quatre basiliques majeures, où nous avons eu la joie de passer notre deuxième Porte Sainte, confiant toutes nos intentions à la Vierge Marie, Salus Populi Romani. Puis une magnifique promenade à travers la Rome antique, avant de rejoindre l’effervescence de la fontaine de Trevi, où, bien sûr, nous avons jeté notre petite pièce pour nous assurer de revenir !

Et que serait un pèlerinage sans un bon chant ? Dans chaque métro et à chaque rencontre avec d’autres pèlerins, nous avons chanté fort « Resucitó » ! Ces moments de louange improvisés en plein cœur de la ville sont un témoignage de foi simple et vibrant.

Enfin, notre repas du soir nous a permis de rencontrer sœur Nathalie Becquart, religieuse française qui œuvre aujourd’hui au Vatican, avec qui nous avons partagé un moment fraternel. Une belle illustration de l’universalité de l’Église !

Jour 3 : Le grand jour à Saint-Pierre et les fondations de la foi

Basilique Saint-Pierre, Saint-Jean-de-Latran, basilique Saint-Clément, Colisée

Aujourd’hui était le jour tant attendu de la rencontre avec le cœur battant de l’Église : Saint-Pierre de Rome ! Arrivés sur la place, l’impression fut unanime : la basilique, avec sa coupole immense, est d’une beauté et d’une grandeur à couper le souffle. On se sent tout petit face à l’histoire de l’Église et à la foi qui a bâti ce lieu.

La matinée a été consacrée à la découverte de la basilique, chacun prenant le temps de se recueillir au tombeau de saint Pierre ou d’admirer des œuvres comme la Pietà. Grande joie aussi de voir un membre de notre groupe servir à la messe de 11 h !

Le moment essentiel fut bien sûr le passage de notre troisième Porte Sainte. La procession fut un moment de communion intense, où nous avons chanté avec ferveur notre foi, confiant au Seigneur notre démarche de pèlerins.

L’après-midi, nous avons franchi à Saint-Jean-de-Latran notre quatrième Porte Sainte, achevant ainsi le passage des Portes Saintes de cette année de grâce. N’oublions jamais que Saint-Jean-de-Latran est la cathédrale de Rome, la « mère et tête de toutes les églises » : c’est le lieu d’où tout a commencé !

En descendant vers le Colisée, escale fascinante à la basilique Saint-Clément : trois étages superposés, de la basilique actuelle à l’ancienne basilique paléochrétienne, jusqu’au temple romain et aux habitations antiques. Un rappel puissant de la manière dont notre foi s’est construite sur les fondations des premiers apôtres.

Le baldaquin gothique de la basilique Saint-Jean-de-Latran.
Le baldaquin de Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome.

Jour 4 : Au cœur du Vatican et dans la lumière des catacombes

Place Saint-Pierre (audience générale), Collegio Teutonico, catacombes de Priscille, piazza Navona

Une journée intense et contrastée : commencée par une rencontre avec l’Église d’aujourd’hui, elle s’est terminée par une plongée dans l’Église des premiers siècles.

Après une louange matinale, première halte à la chapelle du Collegio Teutonico, un lieu privilégié. Puis nous avons rejoint la foule immense de la place Saint-Pierre pour l’événement de la matinée : l’audience du pape Léon XIV. Écouter le successeur de Pierre, même de loin, est toujours un moment où l’on touche du doigt l’universalité de l’Église. Nous avons prié le Notre Père en latin, unissant nos voix à celles de milliers de pèlerins : Pater noster, qui es in caelis…

L’après-midi, direction les catacombes de Priscille. Sous la terre, l’atmosphère est unique : c’est un lieu saint où l’on rencontre l’Église des débuts, celle des premiers martyrs de Rome. Le sommet de la journée fut la messe célébrée dans les catacombes. Quelle émotion de célébrer l’Eucharistie là où les premiers chrétiens témoignaient de leur foi ! La lecture de saint Paul aux Romains a pris un sens puissant au milieu des tombeaux : « ni la mort ni la vie… rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ».

La soirée s’est achevée par un dernier repas romain et un temps libre sur la magnifique piazza Navona, pour remercier le Seigneur de cette journée, des sommets du Vatican aux profondeurs de la foi des premiers chrétiens.

Le pape Léon XIV salue les pèlerins sur la place Saint-Pierre.
Le pape Léon XIV salue la foule lors de l’audience générale, place Saint-Pierre.

Jour 5 : Vocation et retour au bercail

Église Saint-Louis-des-Français, piazza Navona, route du retour

Jour du départ, mais avant de prendre la route, le Seigneur nous avait réservé un dernier grand rendez-vous sur le thème de l’appel. Après une ultime louange et le chargement du car, nous avons pris la direction de Saint-Louis-des-Français, l’église nationale française à Rome.

Dans la chapelle Contarelli, nous avons médité devant « La Vocation de saint Matthieu » du Caravage. Le doigt de Jésus pointé vers nous nous a interpellés personnellement : « À moi aussi Jésus dit : viens, suis-moi… Quel appel me lance-t-il aujourd’hui, au terme de ce pèlerinage de l’espérance ? » Ce temps de prière s’est conclu par la prière d’abandon de saint Charles de Foucauld : « Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira… »

Le père Jean-Christophe Meyer, recteur de l’église, nous a présenté ce joyau avant notre messe d’envoi en mission. L’Évangile nous a reconduits à l’essentiel : l’amour de Dieu et l’amour du prochain.

Après un dernier pique-nique fraternel, un ultime caffè et l’indispensable gelato, regroupement sur la piazza Navona, puis embarquement dans le car vers Bagnols, avec des cœurs remplis des grâces des quatre Portes Saintes, de l’émotion de Saint-Pierre et du courage des premiers martyrs.

Nous avons prié et chanté ensemble. Nous avons marché et partagé. Nous rentrons différents, enrichis par l’histoire de l’Église et fortifiés dans la foi. Notre pèlerinage de l’espérance se termine sur la route, mais notre mission commence maintenant : vivre la vocation que Jésus nous a lancée, celle d’aimer et de témoigner.

Fraternellement en Christ,
l’animateur du groupe de pèlerins